jeudi 31 juillet 2014

Le RGB

Vous avez vu? Dans les articles précédents je parle souvent du RGB ... et des amplis RGB.
Ok, le mot ampli, tout le monde comprend.... ça amplifie (et généralement on arrête là toute réflexion)
-- Et ça veut dire quoi "amplifier"?
-- ben on a quelque chose de petit et hop, on en fait quelque chose de gros.
-- Alors un ampli RGB ça transforme un petit RGB en gros RGB?

Une petite mise au point s'impose. Tout d'abord il faut se poser 2 questions:
Quelles sont les caractéristiques du signal à amplifier ?
Que faut il amplifier dans ce signal ?

Un signal R (ou G, ou B):
Les signaux R, G et B pouvant être acquis par une TV sont des signaux variables dans le temps (à la vitesse du balayage du faisceau d'électrons qui vient frapper l'écran), compris entre 0 et 1V au maximum (mais souvent limités à 0.7V)

Cette tension est acquise aux bornes d'une résistance de 75 Ohms.

La présence d'une composante continue sur ces signaux est éliminée à l'entrée du téléviseur (par un condensateur de liaison par exemple)



Que faut il amplifier ?
Les signaux RGB sont générés par un périphérique vidéo, situé bien loin du téléviseur. Bien entendu ils sont générés de manière à être "plus ou moins" utilisables par la TV. Il se peut qu'ils contiennent une composante continue, c'est pour cela que la TV propose un couplage AC (j'ai mis une capa de liaison symbolique sur le schéma mais en fait l'élimination de la composante continue est assurée en aval de l'acquisition aux bornes des 75R, généralement par un traitement numérique) avec ce périphérique.
Par contre, l'appareil qui génère le signal RGB possède sa propre impédance de sortie, qui n'est pas nulle devant l'impédance d'entrée de la TV (qui n'est que de 75 Ohms) Alors que l'appareil génère un signal dont la partie variable est à exploiter, la TV ne peut exploiter qu'un signal plus faible.


L'amplificateur qu'il faut placer entre les 2 sert donc à générer le courant que la TV va absorber alors qu'elle ne devrait pas, tout en conservant l'identité de la partie variable des signaux.

De plus, afin d'optimiser la puissance reçu par la charge (la TV), il convient d'adapter l'impédance de la ligne reliant l'ampli à la TV, en y plaçant une résistance égale à l'impédance d'entrée de la TV, soit 75 Ohms (attention, il ne faut pas confondre l'apport de ces 75 Ohms avec un routage d'impédance caractéristique 75 Ohms que l'on mettrai en place pour éviter les problèmes de réflexion d'onde) Dans ce cas, la tension acquise par la TV est moitié moindre que celle en sortie d'ampli. C'est pourquoi les générateurs RGB fournissent en réalité une tension 2 fois supérieures à celle nécessaire (c'est ce que j'entendais par "plus ou moins")



Le transistor bipolaire:
On rappelle qu'un transistor bipolaire, c'est un amplificateur de courant, rendu possible:
- si un débattement suffisant est laissé à la tension entre le collecteur et la base 
- si le courant à amplifier a toujours le même sens (on choisit la nature de son transistor suivant le sens du courant que l'on veut amplifier)



Entre la base et l'émetteur, le bipolaire se comporte comme une diode: peu de résistance au courant, et une chute de tension d'environ 0.6V.

Le montage à Collecteur commun:
Les montages simples à base de transistors bipolaires sont principalement des montages à émetteur commun, c'est à dire que l'émetteur est relié à un potentiel commun au reste du montage (la masse pour un NPN) Mais l'amplificateur qui nous intéresse se fait par un montage à collecteur commun, i.e. avec le collecteur relié à potentiel positif du circuit.



Sur le schéma ci-dessus, vous pouvez voir que, à la chute de tension de 0.6V près, pourvu que le transistor soit passant, alors la tension de sortie vc est égale à la tension d'entrée vb, quelque soit le courant que la charge Rs consomme.
Quel est le rapport avec la nature "amplificateur de courant" du bipolaire vue en préambule?
Si Ve augmente, alors le courant qui va passer dans la Base de l'émetteur augmente. Son amplification par un fort gain va débiter dans le collecteur, et la somme des 2 courants (quasiment égale au courant du collecteur) va débiter dans la charge. La tension aux bornes de cette charge augmente donc en conséquence, pour suivre l'augmentation de la tension d'entrée. Elle ne la suivra plus seulement si en en demande trop, et que la tension aux bornes de la charge se rapproche de la tension d'alimentation du montage (par exemple si on demande 4.5V alors que le montage est alimenté sous 5V) La tension Vce n'est plus suffisante pour assurer un fonctionnement en ampli du bipolaire. On dit que ce dernier rentre en saturation.

L'amplificateur de courant suiveur de tension:
Nous avons donc à amplifier la partie variable (< 1V) d'un signal possédant éventuellement une petite composante continue.
Si on propose directement ce signal à l'entrée du montage précédent, la tension de sortie va suivre la tension d'entrée, seulement lorsque celle-ci sera supérieure à 0.6V (condition pour que le transistor soit passant) Bref, il va falloir prier pour que la composante continue de Ve soit importante !
Ou bien, on peut créer volontairement une composante continue autour de la partie variable de Ve. Pour cela:
- on retire la composante continue initiale
- on la remplace par une partie variable maîtrisée, à l'aide d'un pont diviseur, généralement de valeur médiane à la pleine échelle permise, par exemple 2.5V pour une alimentation 5V. Ce choix permet une amplification d'une partie variable comprise entre -2V et 2V environ (cela dépend du transistor utilisé)



En sortie, nous avons une tension aux bornes de la résistance de charge égale à la partie variable qui était à amplifier, avec une composante continue de 2.5V-0.6V. Cette composante continue est généralement ôtée en sortie de montage par une capa de liaison de sortie (dans notre cas contenu en entrée de TV)
Notons bien la forte impédance de l'ampli en régime variable, conformément au schéma de spécification vu plus haut. C'est ce caractère qui assure que l'on suit bien la tension RGB génére par le périphérique, et non pas cette tension moins une chute de tension relative à l'impédance de sortie de l'appareil et à une impédance de ligne (qui aurait pu être mise volontairement à 75Ohms en prévision d'une adaptation de ligne sans ajout de cet ampli)



Cette architecture d'amplificateur (on parle parfois d'adaptateur d'impédance) est typiquement celui préconisé pour la console PC Engine. Ci-dessous une image issue du site GAMESX



J'ai décidé de ne pas utiliser ce schéma pour les raisons suivantes:
- la capa de liaison est déjà présente en entrée de TV
- selon moi la tension fournie en entrée de TV est 2 fois trop importante

Une autre arcitecture a été proposée par Sodipeng:



Quelques remarques:
- pour que les transistors soient passant (et ils le sont sinon vous n'auriez pas d'images), c'est forcément que l'on a une composante continue générée en sortie de console (ce qui est aussi le cas sur la master système)
- là aussi on a une capa de liaison en sortie, à priori inutile car présente en entrée de TV
- il va falloir qu'on m'explique à quoi ça sert de mettre une résistance de 75R sur l'émetteur du transistor (sérieusement, si quelqu'un a la réponse...) Car que l'on mette 75R ou 1K, on aura toujours la même tension en entrée de TV (et certainement 2 fois trop importante) ... la différence c'est juste que l'on consomme plus (via le collecteur)

PS: je n'ai pas ouvert le boitier Audio Video + de Sodipeng ... je n'ai pas pu vérifié ce schéma. J'ai un petit doute sur la nature de la diode 1N4148 qui ne servirait à rien. S'il m'avait fallu mettre un composant à cet endroit, j'aurais mis une diode Zener d'une dizaine de V, dont le courant, si elle est passante, serait limité par la résistance de ligne 1K. Cela permet d'assurer un niveau contrôlé à la commutation lente, alimentée par un transfo dont on ne connaît pas la tension de sortie (elle dépend souvent de la consommation)

L'ampli SEGA est quant à lui effet plutôt bien fait:
- sachant que le signal variable à amplifier est positif, la polarisation du transistor ne sert qu'à surmonter la barrière de 0.6V que représente la jonction base-émetteur (polarisation de 0.8V)
- la valeur élevée de la résistance de charge (Rs sur mes schémas) de l'ampli contribue à la forte valeur de résistance d'entrée de ce dernier
- on a bien une adaptation d'impédance entre la sortie de l'ampli et l'entrée de la TV (ou presque)
Notons tout de même l'absence de la capa de liaison en entrée d'amplificateur. Cela sous entend qu'une console SEGA n'est pas sensé présenter de composante continue (on peut imaginer une capa de liaison intégrée au générateur RGB)





Notons que beaucoup utilisent l'ampli SEGA pour leur PC Engine. Dans ce cas, si cette console propose une composante continu sur son RGB, la polarisation de 0.8V prévue par SEGA  va être dégradée.

Pour ma part, et puisque je n'ai pas trop le temps de faire des mesures sur consoles, pour un ampli RGB"générique, j'opte pour l'architecture suivante:


Vu la forte résistance d'entrée de l'ampli, la capa de liaison en entrée peut se contenter d'une faible valeur (coupure @1/RC): 100nF suffiront.
Concernant le choix du transistor, le plus important est qu'il puisse fonctionner suffisamment rapidement pour suivre les variation du signal vidéo (prendre fmax>100MHz)

Le signal de synchronisation:
Pour s'afficher correctement sur une TV, le signal RGB a besoin d'une synchronisation. Il s'agit d'impulsions (largeur de l'ordre de la µs) qui commandent le retour du faisceau d'électron sur le bord de début de balayage de l'écran. Lorsque l'image est en composite, la TV a aussi besoin de cette synchronisation, qui est alors portée par le signal composite lui même. C'est pour cela que le signal de synchronisation d'un périphérique vidéo RGB se connecte sur la broche composite de la Péritel.

Mais attention un signal de synchronisation "pur" (qui ne contient pas d'autre information) est souvent d'amplitude trop forte pour la TV (qui, en composite, traite un signal de 0.3V et peut encaisser sur cette broche un signal de 1V)

C'est pour ces raisons que l'utilisation du signal de synchronisation pur nécessite l'utilisation d'un ampli, qui n'a rien à voir avec l'ampli RGB vu précédemment (et vous aurez compris que c'est pour cette raison qu'il faut shunter cet étage lorsque l'on utilise l'adaptateur RBG SEGA pour une Megadrive japonaise qui ne fournie qu'une synvchronisation sur le signal composite)



Ici on n'est plus du tout en régime "petit signal", même si l'on garde le couplage capacitif et la polarisation nécessaire du transistor qui en découle. Cette polarisation est de 2.5V sur la Base.
Le signal de synchronisation qu'il attend en entrée doit être  proche de 5V d'amplitude (crête-crête):
- lorsqu'il est à son état haut, le transistor est saturé, et le niveau de sortie est donnée par le pont diviseur que forment les résistances sur le Collecteur et l'Emetteur (1V pour l'ampli GAMESX et 0.5V pour l'ampli SEGA)
- lorsqu'il est à son état bas, le transistor est bloqué (potentiel sur la base = 2.5V de polarisation -2.5V de variation), la sortie est à 0V

On a donc en sortie un signal
- dont la valeur moyenne importe peu car on a toujours une capa de liaison à l'entrée de la TV
- inférieur à 1V d'amplitude (préférez le dimensionnement SEGA)



Le signal de commutation lente:
Le signal de commutation lente est un signal à fournir à la TV via la prise Peritel pour lui dire "il va falloir considérer les signaux que j'envoie par la Peritel pour afficher une image"
Ces signaux ne sont pas forcément des signaux RGB. On peut très bien y acheminé un signal composite. Sur nombre de TV, ce signal composite peut être fournit sur une connectique plus simple (type RCA) en façade. Dans ce cas, il n'y a pas de moyen simple d'envoyer du 12V sur la Peritel. Les TV ont donc sur leur télécommande une touche de commutation vers un canal "AUXILIAIRE Vidéo", qui permet de forcer l'image depuis la source Peritel ou RCA en façade de TV.

Bref, le signal de commutation lente n'est pas obligatoire. On peut très bien jouer avec sa télécommande à la place (mais c'est toujours agréable de voir sa TV commuter toute seule sur ce canal AV lors de la mise sous tension de la console)

Attention, la norme relative à ce signal a évoluée avec le temps (et surtout avec l'arrivée du 16/9)
Alors qu'avant un niveau haut (proche de 12V) faisait passer la TV en mode AV, et qu'un niveau bas (proche de 0V) faisait passer la TV en mode TV, un troisième niveau, médian a fait son apparition: il fait passer la TV en mode AV 16/9. Le niveau haut a gardé sa fonction de commutation AV en 4/3: ainsi tous les anciens périphériques, conçus pour générés une image en 4/3, et qui respectaient l'ancienne norme, continuent à fonctionner sur des TV récentes.

Ci-dessous les niveaux bas, médian et haut relatifs à la commutation lente:
0V à 2V: inactif
5V à 8V: AV 16/9 sur certaines TV
9.5V à 12V: AV 4/3

"tous les anciens périphériques ...continuent à fonctionner sur des TV récentes" ... il faut comprendre "tous les périphériques qui respectaient la norme"
A l'époque des TV 4/3 il était courant de connecter directement le 5V proposé en sortie de DIN de la NEO GEO sur la commutation lente de la TV.

Çà marchouillait en effet bien sur les TV 4/3. Problème: sur une TV 16/9, ça fera commuter votre TV en 16/9 !!

Bon à savoir: l'impédance d'entrée de la TV sur cette broche n'est pas de 75Ohms, mais de 10K.

Le signal de commutation rapide:
Ce signal sert à dire à la TV "c'est les signaux RGB qu'il faut prendre en compte pour l'affichage de l'image"
Eh oui, nous verrons que le RGB a besoin d'un signal de synchronisation pour fonctionner. On présente donc à la TV un signal de synchronisation, ou bien le signal vidéo composite (qui porte la aussi la synchro) Quel que soit le signal de synchro choisi, on le présente toujours sur la même broche de la prise Péritel: celle du signal vidéo.

En l'absence du signal de commutation rapide, si l'on a choisi de synchroniser l'image par le signal composite, comment voulez vous que la TV choisisse toute seule lequel de ces 2 signaux (composite ou RGB) est à afficher ??

Bon, généralement elle choisie le RGB, mais ce n'est pas toujours le cas. Ne vous réjouissez pas trop vite que votre TV affiche l'image de votre Coregrafx importée par Sodipeng ou de votre Neo Geo et regardez bien la qualité de l'image. Est ce vraiment du RGB ou du composite ?

Les niveaux de tensions sont les suivants:
0V à 0.4V: inactif
1V à 3V: actif

Attention, l'impédance d'entrée de la TV sur cette broche est de 75Ohms. Si vous réglez ce niveau de tension via un pont diviseur (à partir du 5V régulé c'est possible ... à partir de la sortie d'un adaptateur secteur ça ne l'est pas car la valeur de cette tension dépend de ce qu'on tire dessus), il va falloir le prendre en compte.
On peut utiliser une diode Zener de 2.7V (consommation de l'ordre de la dizaine de mA), mais là aussi cette résistance de 75R est à prendre en compte dans votre dimensionnement car elle tire la cathode à la masse. Il faut donc s'assurer qu'en l'absence de cette zener, la tension au point milieu du pont diviseur formé soit supérieur à la tension de la Zener que l'on va placer (2.7V) Cela assure que cette dernière sera passante. Le dimensionnement de la résistance de pilotage est alors simple, puisque la tension à ses bornes sera de Vcc-2.7V.

Une carte RGB générique:

Attention: sur le schéma suivant la présence de R18 est une erreur, il faut shunter cette empreinte (pour utilisation de la synchro pure)

Avec tout ce qu'on a dit, on est en mesure de proposer un ampli RGB avec des composants discrets dont les principales caractéristiques sont:
- signaux d'entées = RBG avec composante continue ou pas, amplitude à vide = 1.4V
- 2 empreintes disponibles pour les capas de liaison (céramique ou chimique)
- génération du 10V pour la commutation lente et 2.7V pour la commutation rapide
- utilisation d'une synchro RGB (mise en forme le cas échéant) ou composite

Cette carte est spécialement indiquée pour la NEC PC Engine (modifiée SODIPENG ou on), la NEO GEO (mais inutile car l'ampli interne de la console suffit), la MS et la MD (mais attention, le 12V n'est pas dispo en sortie de ces consoles)

















dimanche 20 juillet 2014

XBOX

XBOX vs Game Cube:

119 euros à Micromania, avec 2 manettes et un jeu ... (en proportion, le câble peritel coute un peu cher)
C'est en fin de vie (de la console, pas la mienne !!) que j'ai acquis cette XBOX



J'allais enfin pouvoir savoir si j'avais bien fait d'avoir opté pour la Game Cube ...

Au niveau de l'encombrement, clairement c'est oui. Cette console est grosse, lourde .. et un peu moche.
Au niveau des jeux ça se défend. Y' a des jeux que j'ai vraiment adorés, comme Kung Fu Chaos, Panzer Dragoon Orta, Midtown Madness, DOA Xtrem Beach Volleyball, Blinx, Oddworld La fureur de l'étranger ... et d'autres que j'aurais certainement adorés si j'avais eu le temps d'y jouer,comme Ninja Gaiden, Dead Or Alive Ultimate, Shenmue 2.

Car oui, la XBOX correspond pour moi ...
- à un réflexe pour moi d'acheter des consoles en fin de vie ... les jeux sont pas chers mais faut se dépêcher de faire un stock avant que les magasins n'en proposent plus à la vente
- à une période où je vais régulièrement faire un tour en brocante le dimanche ... même si je ne me lève pas à l'aube pour cela, j'en ramène souvent quelques jeux et/ou consoles qui surélèvent un peu plus ma montagne de "jeux auxquels jouer plus tard"
- à une génération de consoles qu'on oublie vite ... enfin vite oubliées par la nouvelle génération de joueurs. Résultat: nombre de propriétaires vous proposent gracieusement leur vieux matériel encombrant ...

Résultats des courses: à l'heure actuelle environ 70 jeux originaux sur cette machine (y'a pas que des chefs d’œuvre)





A ce propos, j'ai 2 consoles:
- celle en photo ci-dessus
- une autre donnée par un beau frère sympa, celle-ci faisant passer les jeux gravés (un appui long sur le bouton Power allumant la console en mode "pirate"), pratique pour jouer à des jeux aujourd'hui difficilement trouvables (Megaman Anniversary Collection par exemple)



Je n'ai jamais eu le courage/le temps de mettre 2 TV dans la même pièce pour essayer le jeu en réseau ... ça doit pourtant être génial.





samedi 7 juin 2014

Megadrive

1790 Francs à la Serap ... 100 francs d'économie par rapport à un achat à la Fnac. Eh oui, avoir une Megadrive à sa sortie française, ça coutait cher. Enfin, comme dit la pub, jouer à Mystic Defender, ça n'avait pas de prix.

Des mois et des mois à rêver devant les tests de la version japonaise de ce jeu ... où le héros était parfois présenté comme une héroïne (!) évoluant dans des décors japonais traditionnels (pour les premiers niveaux ...) qui faisaient rêver.
Bon, pendant le voyage qui l'avait mené en occident, notre héros avait troqué son kimono contre un pantalon histoire d'éviter toute ambiguïté. Il avait aussi demandé à certains de ses ennemis de moins saigner et à sa copine de se rhabiller un peu dans une seconde version occidentale. Mais le jeu, suite de Spellcaster, restait bon, très bon.

Le jeu fourni avec la console, Altered Beast, épatait son monde avec la qualité sonore de la nouvelle machine. Cependant, il a vite vieilli après la sortie de hits comme Mystic Defender ou Mickey, Castle Of Illusion (avis perso)

... enfin, je devrais dire "LE" Megadrive: c'est écrit au dos de la boîte:
"Le Mega Drive Sega constitue l'ultime console de jeu d'ordinateur, utilisant pour la première fois l'énorme puissance de la toute dernière technologie à 16 bits"
 (non non, je n'ai pas fait d'erreur ...)

 La sortie Audio Vidéo du (!) Mega Drive français:

Alors, autant briser le mythe tout de suite: la console ne sort que du son MONO de sa prise DIN. Si vous aviez choisi votre TV en prenant garde que celle ci soit pourvue de 2 enceintes pour pouvoir profiter du son stéréo vanté sur la boîte ... ben c'était un peu con. Ce texte ne ment pas cependant: un son stéréo vous attend à la sortie d'une prise Jack avec réglage du volume via un potentiomètre.

Regardons de plus près ce qu'il sort de cette fameuse prise DIN:
- les signaux  R, G et B, qui ont besoin d'être amplifiées pour être utilisés par la TV
- du son mono (SOUND)
- du 5V (Vcc)
- la masse (GND)
- signal de synchronisation vidéo pure (SYNC), qui lui aussi a besoin d'être amplifié

De quoi a besoin votre TV?
- de signaux RGB amplifiés (voir l'article sur le RGB)
- des signaux audios L et R
- d'un signal 12V qui fait passer votre TV automatiquement sur son canal AV
- d'un signal BLANK, qui sert à dire à la TV que c'est bien le RVB qui est à prendre en compte et non un éventuel signal composite qui y serait aussi connecté (nous verrons que la MD japonaise délivre ce signal, pour une utilisation en vidéo composite... ou en RGB car ce signal porte aussi une synchronisation qui peut se soustraire à SYNC)

Pour passer des signaux de la prise DIN à la TV, on branche le câble péritel SEGA sur lequel il y a un boîtier, exactement le même que sur Master System (le schéma ci-dessous peut être trouvé sur de nombreux sites, apparamment sa paternité serait de Furrtek.org):






 Ci-dessous un récapitulatif très bien fait trouvé sur Segakore ...



... mais si vous voulez vous y retrouver avec les docs officielles, je vous conseille d'utiliser le pining suivant (source Wikipedia)


Au final je vous donne le schéma récapitulatif suivant:




La sortie Vidéo du (!) Mega Drive japonais:

Comptez bien le nombre de signaux issues d'un Mega Drive français: il y en a 7... sur une DIN8.
Regardez bien le brochage fourni par SegaKore: la dernière voie du boîtier RGB est prévu pour acheminer un signal composite, disponible à cet endroit uniquement en sortie d'un Megadrive japonais (par contre, ce modèle ne dispose d'une sortie SYNC utilisable, pour une TV SECAM selon Segakore)
Le signal composite dispose d'une synchronisation utilisable pour le RGB. Et puisque qu'il est acheminé par le câble dans le boîtier RGB, il suffit de le détourner en lieu et place du SYNC pour profiter de son Mega Drive japonais en RGB. Inutile de recopier ici tout le contenu de SegaKore ou du blog de Kotomi, mais je mets ci-dessous un récapitulatif de la modification qui transforme votre boitier RGB pour MD français en boîtier RGB pour MD français ou japonais



La fiche DIN qui fait chier:

Vous avez remarqué? la fiche DIN8 qui sort de la Megadrive est en U, contrairement aux DIN8 de la NEC, de la Neo Geo ... bref, de 90% des périphériques qui utilisent cette connectique. Du coup, ça empêche de se fabriquer des câbles compatibles pour plusieurs consoles dont la megadrive. Le pire, c'est que cette version "U" est bien difficile à trouver. Difficile donc de se fabriquer un câble de remplacement ou un adaptateur ... Ouf, après une longue recherche, j'ai trouvé une référence de DIN U chez Lumberg, disponible chez Radiospares (Ref 533-6792 pour la DIN "C" SV81 classique, Ref 533-2908 pour la "U" SV80 ... le suffixe "-8" faisant référence à une longueur réduite du connecteur)


Tant qu'on y est, parlons des connecteurs femelles: autant il est très facile de trouver des DIN8 en "C", autant la version "U" pose problème ...
Ci dessous la gamme Lumberg, et la âge RS du produit qui nous intéresse:



KGV et KFV correspondent aux 2 types de montages sont possibles sur panneau (selon que l'on désire ou non vissé le connecteur mâle dessus):









Switcher son Mega Drive:

Opération essentielle pour profiter pleinement de sa machine. A l'instar de la Master System, il est en effet très facile de transformer son MD français en MD "japonais ou américain" (entendez par là en MD 60Hz, avec sortie RGB+SYNC) Le but: faire passer les jeux US et Japonais sur sa machine, en 60Hz (la vitesse pour laquelle ils ont été conçus) et les jeux européen en 60Hz (la vitesse pour laquelle la plupart ont été conçus) avec image non comprimée.

Le switch d'une MD est presque aussi facile que celui d'une SMS. Seul le démontage de la console est un peu plus  compliqué (surtout à cause de la LED témoin de l'alimentation ... moi je m'embête pas, je coupe les fils et je ressoude après)

En premier lieu, repérez les points JP1, JP2, JP3 et JP4. Attention, l'ordre de ces points diffère selon les modèles.



Repérez les points A, B, C, D, E et F.



- les points B et E sont reliées aux broches d'un composant intégrés qui fixera respectivement le mode vidéo (50Hz ou 60Hz) et la langue (Anglais ou Japonais) de la console, selon qu'ils se voient proposer du 0V ou du 5V
- les points A, C, D et F proposent des potentiels 0V ou 5V
- les ponts JP3/JP4 et JP1/JP2 servent à acheminer facilement ces potentiels aux points B et E

Ainsi, il suffit pour SEGA de placer 2 ponts aux bons endroits pour définir vitesse et langue de la console.



Pour le switch proprement dit:
- limer les 2 ponts présents sur la console (cf. schéma suivant)
- souder des fils aux points A, B, C, D, E et F
- les relier à des interrupteurs 2 positions comme indiqués ci-dessous (B et E aux points centraux des 2 interrupteurs, A et C sur l'interrupteur 1, D et F sur l'interrupteur 2)



Pour tester son Switch:
Vous pouvez tester votre modification avec quackshot par exemple: ce jeu dans sa version occidentale (il n'est pas le seul) embarque les textes en anglais ET en japonais (l'affichage de l'une ou l'autre langue se fait selon la langue de la console)

Les jeux protégés:
Nombreux jeux sont protégés. Cette protection consiste à vérifier, pour le programme, si la vitesse et/ou la langue de la console correspond à la zone de vente du jeu. Cette vérification intervient généralement au lancement du jeu. Pour faire passer un jeu européen en 60Hz, il vous suffit alors d'allumer la console en 50Hz puis de la basculer en 60Hz une fois l'écran titre affiché.

Les rares bugs:
- Quackshot EUR: un passage 60Hz --> 50Hz "à chaud" provoque un défilement vertical de l'image. C'est le cas aussi pour quelques autres jeux. Mais cette manipulation n'a aucun intérêt (sauf celui de vérifier que c'est moins bien en 50Hz)
- Sonic US: le passage 50Hz-->60Hz à "chaud" (inutile car le jeu n'est pas protégé) donne lieu à un jeu en 60Hz, mais à l'image légèrement saccadé (pratiquement imperceptible) Allumez votre console directement en 60Hz.

J'ai appris cette méthode via le site igrekkess.fr (vous pouvez voir une impression issue de ce site sur l'une des photos) Je ne vous mets pas le lien car j'ai l'impression que le site que j'avais consulté à l'époque n'existe plus (j'ai trouvé un blog par contre ... est ce la même personne ?) Quoiqu'il en soit, vous trouverez des tutoriaux un peu partout de toute façon. Le but pour moi était de vous fournir une méthode qui marche, et les explications qui vont avec (parce qu'il est toujours bon de comprendre ce qu'on fait)

Surtout, surtout, ne jouez pas les fainéants en suivant un tutorial proposant une modification avec 1 seul interrupteur. Cette modification simplifiée repose sur le fait que les points B et E sont "pull-upés" en dur sur la carte, ce qui n'est pas le cas sur tous les modèles de console !!! Bien souvent, on se retrouve avec une console bloquée sur la langue JAP ... il vous faudra alors tout démonter pour refaire une modification à double interrupteur.


Attention, pour pouvoir insérer les jeux étrangers, il vous faudra limer un peu l'entrée cartouche (mais cette opération est bien moins fastidieuse que sur SNES)







Mon cheptel:

Bon, tout d'abord, j'ai toujours  la mienne, la première version sortie en première main donc. J'avais conservé la boîte en carton, mais malheureusement pas le polystyrène... remplacé par un polystyrène donné par un ami. Cette console, comme ma Super Nintendo, hors de question de la switcher. Je la garde telle quelle, comme au premier jour (et donc je ne joue pas avec !!)


Notez la valise "presque officielle" ... cet accessoire était largement diffusé en France et disponible, de mémoire, aussi pour la Super Nintendo.

La suivante, non switchée non plus, est dans un état superbe. Il s'agit certainement de l'un des derniers modèles de la Megadrive I, vendue en bundle avec Sonic et Ecco the Dolphin. Je l'ai eu sur une fin de brocante, à 3 euros (sans marchander) Seul bémol: la boîte, stockée toute la journée dans l'herbe humide, a bien morflée (il manque aussi des éléments intérieurs)




Les jeux qui m'ont marqué:

- Mystic Defender
- Street of Rage 1 & 2 (et sa fin à rallonge)
- Shadow Dancer, sauf le dernier niveau, typique du "on savait plus quoi mettre alors on vous fait un best of des niveaux précédents"
- Mickey Castle Of Illusion, magnifique. Son seul défaut est d'être un peu court (et un peu facile)
- Quackshot, le jeu parfait
- Sonic 1 & 2 (je n'ai pas le 3)
- Sonic et Knuckles
- Aladdin
- Mickey Mania

Je n'ai pas fait la course à la collection, et la plupart des jeux sont de première main. Aujourd'hui, je me fais surtout plaisir avec des jeux en version japonaise, pour profiter des jolies jaquettes et de l'absence de censure.




Petite anecdote: regardez bien la jaquette du jeu SONIC. Il s'agit d'une version Genesis, donc américaine. Pourtant, je l'ai bel et bien acheté dans une FNAC en France. Bavant sur les photos d'écrans des rubriques "Preview" des magazines spécialisés, j'avais attendu patiemment la sortie française. Le jour J, je me pointe dans cette grande surface, et découvre mon jeu estampillé "GENESIS" A l'intérieur de la boîte, la notice originale est bien la notice US, mais est accompagné d'une traduction française, en noir et blanc dans un plus pur style photocopie (de la même manière que sur Neo Geo AES, mais sans le glaçage) Que s'est il passé? Sega France avait il merdé dans l'approvisionnement des stocks? Pas la moindre idée ... si quelqu'un a la réponse, qu'il m'éclaire par commentaires ! Il s'est produit exactement la même chose avec les jeux HellFire et Fantasia (un jeu français pourtant !!) Evidemment ces jeux ne sont pas protégés contre une lecture à 50Hz, et tournent parfaitement sur une console française.

Petite anecdote (bis): En version US vous ne verrez pas la petite culotte de Blaze lors des coups de pieds sautés.

 Petite anecdote (ter): si vous faites passer la version européenne de Street Of Rage en 60Hz, vous aurez des décors en moins en haut et en bas de l'écran de jeu. Comme si, pour diminuer la taille des bandes noires en 50Hz (faudra que je vérifie si c'est le cas), SEGA avait rajouter des lignes "qui ne servent à rien" à ces endroits.

Petit avertissement: Dans une première version de cet article je critiquais sévèrement le jeu Strider (et sa jaquette européenne, immonde) On m'a fait remarquer que ce jeu n'était pas si nul que ça, surtout si on n'avait pas eu la chance de jouer en version arcade avant. Voilà, j'ai donc modifié mon article, mais je conseille à ceux qui veulent acheter ce jeu (au prix fort, en magasin) aujourd'hui d'y réfléchir à 2 fois.

Gros avertissement: fuyez les jeux infogrammes. On a affaire à des jeux de graphistes, mais pas de joueurs (gameplay et maniabilité à la ramasse, surutilisation de décors au premier plan, plateformes fondues dans le décor etc ...)

Le (mon) cas Daimakaimura:



Dans les années 90, il fallait être soit Nintendo, soit SEGA ... et j'avais choisi mon camp. J'avais l'impression d'avoir été plus intelligent que les autres, car ce choix avait été raisonné: j'avais abandonné mon désir d'avoir une NES en voyant les graphismes de la MS, et j'avais acheté ma MD alors que la SNES n'était pas sur le marché. Oui, les gens du marketing ne m'avait pas eu ... enfin, c'est ce que je croyais, car à l'époque je n'avais opté que pour l'un des deux "grands", laissant de côté les consoles NEC, et me persuadant que ma MD était bien la meilleure console du marché. Alors, quand j'ai vu, dans un magazine spécialisé, un test regroupant les versions MD et Supergrafx de Daimakaimura, j'ai été super déçu. Certes les deux versions recevaient des bonnes notes, mais c'était bien la version NEC qui obtenait la meilleure (92% de mémoire) Mon réflexe: le denie. Plutôt que d'acheter ce jeu, comme prévu, j'ai vite oublié l'existence de ce jeu. Il était primordial que ma console accueille les meilleures versions de TOUS les jeux. J'étais bien con tout de même ... alors voilà, bien des années plus tard, je me le procure en version japonaise, après y avoir joué sur de nombreux supports (enfin, sur de nombreuses versions émulées, pas pareil) Le bémol de ce jeu (découvert avec la version remasterisée de la PSP): la gestion (volontaire) des sauts. Impossible d'influer sur la longueur de ceux-ci (on est bien loin d'un Shinobi) On saute, ou on saute pas, point. Par contre, une fois que l'on a bien assimilé cet élément de Gameplay, je dois dire que ce jeu est une tuerie. Graphiquement, on a vraiment pas l'impression d'être sur MD (on ne retrouve d'ailleurs pas cet aspect "granuleux" propre à la console) La musique est envoutante, et l'ambiance ... inimitable. Le seul vrai point négatif: la difficulté !! J'ai eu du mal à passer le premier niveau (alors que dans les autres jeux, le premier niveau, c'est pour donner envie de découvrir le reste ...)
Bref, ruez vous sur ce jeu. En version japonaise, son prix est vraiment abordable (et les textes sont en anglais !!)



vendredi 30 mai 2014

Game Cube


Le pire dilemme de me vie de joueur: La Game Cube ou la XBOX? Toutes 2 sorties en même temps (2002 en Europe), elles affichaient des performances bien supérieure à la PS2 qui soufflait déjà sa première bougie.
A ma droite, une américaine qui mettait le paquet pour attirer les clients, avec une ludothèque très adulte.
A ma gauche, la japonaise misait sur des licences fortes pour assurer les ventes... et ça a marché, puisque c'est une démo de Mario Kart qui m'a fait opter pour le joli cube (noir pour ma part)
Après tout s'est enchaîné: Rogue Squadron II, Star Fox Adventure, Resident Evil ... que des hits. Je crois bien qu'il s'agit là de la console sur laquelle j'ai fini le plus de jeux.



Même la manette était fabuleuse: vachement ergonomique, elle proposait une vraie hiérarchie dans les boutons (le plus utilisé, le bouton A, tombait directement sous le pouce, le bouton d'annulation, le B, se présentait comme un picot moins agréable sur sa gauche etc ...)


En gros, les jeux les plus mauvais étaient les licences Walt Disney et Pixar. J'en ai quelques uns, uniquement achetés à très bas prix sur des brocantes.


La Game Cube Aujourd'hui ...
Jouer à la Game Cube aujourd'hui, ça pique pas les yeux, surtout avec un câble officiel RGB sur une TV CRT. C'est pas plus moche qu'une Wii, qui se vend toujours en 2014 (d'ailleurs les premières Wii étaient rétro compatibles avec les jeux et les manettes GC), et beaucoup moins cher. Vous en trouverez facilement sur des brocantes pour une dizaine d'euros en excellent état (voir pour quelques euros en loose avec le transfo, câbles ou manettes manquants) Ruez vous sur les jeux qui m'ont fait craquer, vous ne le regretterez pas !
Après, si ça vous dit, vous pouvez même entamer une collection, elle existe en plein de couleurs différentes (pour ma part, j'en ai une noire, une nacre et une métal) et en édition limitée (la plus jolie restant la version Tales Of Symphonia)

Les accessoires:
Un adaptateur vous permettra de jouer à vos jeux GBA sur grand écran (voir article "les portables Nintendo"), mais défigurera un peu votre console (surtout si elle n'est pas noire)
Un câble spécial vous permettra de vous servir d'une GBA comme d'une manette (avec un écran, comme sur une Dreamcast, mais en mieux) Mais il n'y a pas beaucoup de jeux qui en profitent ... (perso je n'ai pas cet accessoire)
Les manettes supplémentaires ne sont pas faciles à trouver en brocante (celles ci ont souvent été conservées pour être utiliser sur la première version de la Wii)
Les memory cards se trouvent à pas cher isolées sur des stands de brocantes. Faites le plein, ça vous permettra d'en dédier certaines à des jeux, sans vous prendre la tête à faire la liste de vous sauvegardes (de plus, comme sur PS2, chaque boîtier de jeu possède son emplacement pouvant accueillir une memory card ... officielle)

La version DOL001:
Au détour d'une brocante vous tomberez peut être comme moi sur un modèle DOL-001.
Visiblement il s'agit des premiers modèles sortis ... curieux,la mienne est grise (alors que je croyais que les premiers modèles étaient uniquement violet ou noir)
Différences significatives par rapport au reste de la production vendue en France:
- la lentille n'est pas positionnée au même endroit
- la présence d'une sortie "DIGITAL" en plus de la sortie "ANALOG" (composite et RGB)









La présence de la sortie "DIGITAL", pour une image meilleure qu'en RGB (ce que propose la Wii normale) laisse rêver mais ... il vous faudra pour en profiter:
- un câble difficilement trouvable à l'époque mais visiblement il s'agit d'un câble component, devenu courant avec la Wii
-  des jeux JAP ou US (et encore, pas tous compatible avec cette option)
bref ... on oublie

En résumé, ne cherchez pas spécifiquement cette console, elle n'est pas mieux  que les autres (elle est même un peu plus chiante à cause du doute sur l'apport du mode 60Hz)

50/60Hz:
Info trouvée sur le site officiel Nintendo, et bon à savoir

Visiblement c'est bien la console qui sauvegarde le mode d'affichage. Donc si vous récupérez une console d'occasion, dans le doute, appuyer sur B au démarrage du jeu (je crois qu'il faut que le jeu soit présent à l'allumage de la console pour que le lancement auto s'effectue) pour vérifier si une option 60Hz est proposée


En conclusion:
Cet article est court, mais j'espère qu'il vous aura donner envie de vous (re)plonger dans la ludothèque de ma Nintendo préférée!